-1 pas d’utilisation de granulés pour la nourriture des poissons,
[ tant pour des raisons de sécurité alimentaire ,qualités organoleptiques de la chair ( une douzaine de substances entrent dans la composition des granulés, dont le fameux soja ) ,qu’environnementales *.
* Personne à notre connaissance, n'a étudié l'énergie grise ni dressé l'analyse du cycle de vie ACV des granulés provenant par exemple du Chili. Additionnez la construction du navire de pêche, le gasoil, la construction de l'usine de fabrication de farine, le transport en Europe,la construction de l'usine de conditionnement en France et le transport chez l'éleveur, l'empreinte écologique du granulé devient très lourde .Il paraît que le granulé moderne ,in fine, pollue beaucoup moins que ses prédécesseurs…. certes ,mais personne n’a calculé ce qu’il avait pollué avant d'être ingéré . Nous n'évoquons même pas l'impact considérable sur la destruction des milieux marins pour la fabrication de farines et huiles de poisson.]
-2 pas d'O.G.M ,
-3 pas de manipulation génétique , et encore moins de poisson transgénique !! (c’est pourtant ce qui nous attend )
-4 pas de triploïdisation ni de traitement thermique des oeufs ,
[ La triploïdisation est obtenue par choc thermique ou par haute pression des oeufs fécondés dont les chromosomes passent de 2n à 3n en multipliant par 0.5 la quantité d'ADN présente initialement dans l'oeuf. On rend les poissons triploïdes pour obtenir des sujets stériles . Un poisson stérile dépense beaucoup moins d'énergie pour la reproduction , donc engraisse plus vite . Ils sont donc plus productifs.]
-5 pas de traitement hormonal des alevins pour obtenir une population "tout femelle" .
[ Le néo-mâle est une femelle qui devient mâle par inversion hormonale . On oblige un alevin femelle non encore différencié sexuellement, c'est à dire qui n'a pas encore les organes femelles ,à développer un appareil reproducteur mâle (malgré un sexe génétique femelle ) avec des hormones dans l'aliment dès les premières semaines. On créé des mâles ,ou plus exactement des femelles néo-mâles.
Pourquoi? En croisant une femelle néo-mâle avec une femelle classique ,on obtient des alevins 100% femelles. Or, les poissons femelles grossissent plus vite que les mâles ,réagissent mieux aux antibiotiques ,pigments etc... Le rapport financier est donc bien meilleur pour l'élevage intensif .]
-6 pas de recours aux traitements médicamenteux ( antibiotiques )
-7 pas d'asthaxantine ni de canthaxantine chimiques pour obtenir de la chaire rose ,
-8 maîtrise et contrôle de la qualité des eaux rejetées par phytoépuration des effluents,
-9 livraisons du poisson dans des caisses en bois naturel (connaissez-vous ce nouveau matériau noble ? ) au lieu de caisses en polystyrène-pétrolier , qui en prime, provoque des émanations de gaz toxiques lors de son recyclage .
Nous voulons offrir des produits naturels au consommateur dans le respect de l’environnement . Pas dans un respect publicitaire ou de vœu pieux ,mais dans un respect effectif . En cela, nous éviterons l’exemple des Etats signataires des réductions d’émissions de CO2 dont l'objectif est bien de les réduire ! c'est un voeu ; "l'effectivement" sera peut-être en 2010 , voire 2050…ou avec quasi certitude en 2250.
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Gestion durable des ressources piscicoles et d'écosystèmes aquatique
Etienne Prévost insiste dans sa contribution sur l'ambiguïté de la notion durabilité du développement quand on s'intéresse à des ressources au potentiel de renouvellement par nature fini et d'ailleurs, dans la plupart des situations, menacées par le développement même des activités humaines. La quête de la durabilité dans le domaine de la gestion des populations de poissons et de leur exploitation par la pêche n'est pas nouvelle (cf le concept de MSY, Maximum Sustainable Yield). Elle est aujourd'hui considérée sous un angle très critique en raison des échecs retentissants qui l'ont accompagné au cours de la seconde moitié du XXe siècle (écroulement de stocks et fermeture de pêcheries). Cela tient essentiellement à des facteurs humains que l'on peut résumer par une règle implicite du pêcheur : " un tient, pour moi et tout de suite, vaut mieux que deux tu l'auras, pour d'autres et plus tard ". Trois éléments sont appelés à la rescousse pour tenter encore de donner une réalité à la durabilité dans la gestion des ressources piscicoles et d'écosystèmes aquatiques :
- la promotion de la biodiversité et de la préservation des habitats ;
- la mise au point et l'utilisation d'outils d'aide à la décision en univers incertain qui obligent à prendre en compte des ingrédients de la durabilité comme : quel pas de temps choisir ? quels bénéfices et pour qui ? quelle hiérarchie dans les bénéficiaires ?
- une approche de précaution pour favoriser les décisions robustes. "