AQUACULTURE DURABLE


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Aquaculture durable Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
08-12-2007
Le secteur de la pêche a connu un essor considérable dans la seconde moitié du XXème siècle, en particulier grâce à l'amélioration des techniques et la modernisation des équipements. Il doit maintenant faire face à un déséquilibre structurel entre les capacités de capture et de potentiel biologique des ressources halieutiques qui entraîne une surexploitation de ces ressources, ainsi qu'un risque de modification des écosystèmes marins.

On sait que les éspèces carnivores demandent des protéines animales pour leur alimentation. C'est là où le bât commence à blesser très fort. Entre les capacités de capture des navires, la pêche illégale et la production de farine de poissons, les ressources halieutiques sont surexploitées.

On entre dans le vif du sujet par le résumé d'un article produit par le département des Pêches de la FAO 

  
 
 

"Les méthodes extensives  ne conviennent qu'aux poissons  qui se nourrissent de plancton. Elles ne conviennent pas aux poissons qui demandent une grande quantité de protéines ou qui ne sont, anatomiquement, physiologiquement ou  par leur comportement alimentaire, pas adaptés à ce type de nourriture telles que les  espèces carnivores .Les salmonidés ,espèces carnivores , ne peuvent pas être élevés avec succès sans qu'on ait recours à des méthodes intensives qui en général consistent en des régimes alimentaires à base de protéines de poissons (voir Cowey, 1979,)  "

 

 

Voila :    la messe est dite !

 

Le martelage des experts  est formel : « salmonidés intensifs = oui ;    autres méthodes = vouées  à l’échec !!  

 J’interdis donc formellement à mon banquier de lire ce qui précède et ce qui suit  sur ce site  !…un expert ne se trompe pas…Il arrive cependant qu’un expert écrive le contraire de ce que son confère a publié  (c’est une remarque perso )

L’aquaculture , durable pour tous , peut donc revêtir plusieurs aspects... selon l’expert.

 

 Aquaculture durable selon Biofario :

 Nos itinéraires techniques restent à étudier et à inventer, mais nous savons ce que nous n'avons pas envie de faire:

-1 pas d’utilisation de  granulés pour la nourriture des poissons,

         [ tant pour des raisons de sécurité  alimentaire ,qualités organoleptiques de la chair ( une douzaine de substances entrent dans la composition des granulés, dont le fameux soja ) ,qu’environnementales *.

 * Personne à notre connaissance, n'a étudié l'énergie grise ni dressé l'analyse du cycle de vie ACV des granulés provenant par exemple du Chili. Additionnez la construction du navire de pêche, le gasoil, la construction de  l'usine de fabrication de farine, le transport  en Europe,la construction de  l'usine de conditionnement  en France et le transport chez l'éleveur, l'empreinte écologique du granulé devient très lourde .Il paraît que  le granulé moderne ,in fine, pollue beaucoup moins que ses prédécesseurs…. certes ,mais personne n’a calculé ce qu’il avait pollué  avant d'être ingéré . Nous n'évoquons même pas l'impact considérable sur la destruction des milieux marins pour la fabrication de farines et huiles de poisson.]

-2 pas d'O.G.M ,

-3 pas de manipulation génétique , et encore moins de  poisson transgénique !! (c’est pourtant  ce qui nous attend )

-4 pas de triploïdisation ni de traitement thermique des oeufs ,

      [   La triploïdisation est obtenue par choc thermique ou par haute pression des oeufs fécondés dont les chromosomes passent de 2n à 3n en multipliant par 0.5 la quantité d'ADN présente initialement dans l'oeuf. On rend les poissons triploïdes pour obtenir des sujets stériles . Un poisson stérile dépense beaucoup moins d'énergie pour la reproduction , donc engraisse plus vite . Ils sont donc plus productifs.]

-5 pas de traitement hormonal des alevins pour obtenir  une population "tout femelle" .

      [  Le néo-mâle est une femelle qui devient mâle par inversion hormonale . On oblige un alevin femelle non encore différencié sexuellement, c'est à dire qui n'a pas encore les organes femelles ,à développer un appareil reproducteur mâle (malgré un sexe génétique femelle ) avec des hormones dans l'aliment dès les premières semaines. On créé des mâles ,ou plus exactement des femelles néo-mâles.

Pourquoi?               En croisant une femelle néo-mâle avec une femelle classique ,on obtient des alevins  100% femelles. Or, les poissons femelles grossissent plus vite que les mâles ,réagissent mieux aux antibiotiques ,pigments etc... Le rapport financier est donc bien meilleur pour l'élevage intensif .]

-6 pas de recours  aux traitements médicamenteux ( antibiotiques )

-7 pas d'asthaxantine ni de canthaxantine chimiques pour obtenir de la chaire rose ,

-8 maîtrise et contrôle de la qualité des eaux rejetées par phytoépuration des effluents,

-9 livraisons du poisson dans des caisses en bois naturel (connaissez-vous ce nouveau matériau noble ? ) au lieu de caisses en polystyrène-pétrolier , qui en prime, provoque des émanations de gaz toxiques lors de son recyclage .

Nous voulons offrir des produits naturels au consommateur dans le respect de l’environnement . Pas dans un respect publicitaire ou de  vœu pieux ,mais dans un respect effectif .  En cela, nous éviterons l’exemple des Etats signataires des réductions d’émissions de CO2 dont l'objectif est bien de les réduire !  c'est un voeu ; "l'effectivement" sera peut-être en 2010 , voire 2050…ou avec quasi certitude en 2250.

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Gestion durable des ressources piscicoles et d'écosystèmes aquatique 

Etienne Prévost  insiste dans sa contribution sur l'ambiguïté de la notion durabilité du développement quand on s'intéresse à des ressources au potentiel de renouvellement par nature fini et d'ailleurs, dans la plupart des situations, menacées par le développement même des activités humaines. La quête de la durabilité dans le domaine de la gestion des populations de poissons et de leur exploitation par la pêche n'est pas nouvelle (cf le concept de MSY, Maximum Sustainable Yield). Elle est aujourd'hui considérée sous un angle très critique en raison des échecs retentissants qui l'ont accompagné au cours de la seconde moitié du XXe siècle (écroulement de stocks et fermeture de pêcheries). Cela tient essentiellement à des facteurs humains que l'on peut résumer par une règle implicite du pêcheur : " un tient, pour moi et tout de suite, vaut mieux que deux tu l'auras, pour d'autres et plus tard ". Trois éléments sont appelés à la rescousse pour tenter encore de donner une réalité à la durabilité dans la gestion des ressources piscicoles et d'écosystèmes aquatiques :
- la promotion de la biodiversité et de la préservation des habitats ;
- la mise au point et l'utilisation d'outils d'aide à la décision en univers incertain qui obligent à prendre en compte des ingrédients de la durabilité comme : quel pas de temps choisir ? quels bénéfices et pour qui ? quelle hiérarchie dans les bénéficiaires ?
- une approche de précaution pour favoriser les décisions robustes. "

 

Dernière mise à jour : ( 29-10-2008 )