|
Permaculture appliquée à la pisciculture. Article en cours de rédaction ;Concernant les salmonidés, il y a plusieurs types de piscicultures :- la pisciculture conventionnelle,- la pisciculture bio,- la permaculture appliquée à la pisciculture. Préambule :-Il n’est pas inutile de cibler les enjeux ; sans recherche de chiffres exhaustive, on peut dire grosso modo que la pisciculture conventionnelle représente 99% du marché et 1% pour la bio . Quand à la permaculture , un seul candidat déclaré à ce jour… Pas de révolution mondiale en perspective ! - il est évident que les systèmes se complètent et ne s’opposent pas : les productions marginales ne pourront pas nourrir 10 milliards d’êtres humains et on s’interroge même sur la capacité des productions traditionnelles à satisfaire les marchés. 1) la pisciculture conventionnelle : on peut distinguer :a) les établissements importants qui pratiquent une pisciculture conventionnelle, intensive . Eux seuls sont en mesure de répondre à la demande quantitative des marchés . La pisciculture française est reconnue pour avoir réalisé des progrès techniques importants ces dernières années .Technicité et performances reconnues.Il est cependant regrettable que cette filière ,censée jouer un rôle majeur dans l’alimentation, soit oubliée des pouvoirs publics. Non seulement les candidats à la reprise d’établissements existants sont très rares , mais il n’y a pas eu de création depuis des décennies. Quelle autre filière survivrait à ce rythme ? Mieux, l’Administration subitement devenue « verte » reprend à son compte, pour éviter tout reproche, l’image réductrice de la pisciculture qui pollue.Dans nos pays dits riches, chaque homme qui travaille engendre un effet anthropique , il a obligatoirement un impact sur le milieu. Ensuite, son activité s’insère dans une entreprise, une filière . Certaines ont ainsi capté l’attention , les efforts , reçu des ponts d’or pour exercer . Fin des années 60, ce fut la défunte sidérurgie ; dès les années 70 , pour la sacro- sainte grande distribution, on a crée d’immenses ZAC avec, on peut l’ imaginer, des remèdes pour la récupération et le traitements des eaux .Y a-t-il eu la moindre ingénierie pour la pisciculture , un inventaire des sites dédiés à cette activité ? pour que cette production puisse être encouragée dans le respect de l’environnement ? Les quantités importantes dont les marchés ont besoin proviennent du Chili ou d’Asie ,pays sans la moindre conscience environnementale b) les petites piscicultures :ce qualificatif n’est pas péjoratif, loin s’en faut . Elles avaient un impact dans le dynamisme rural. « Elles avaient »…. car certains départements comptaient une vingtaine, voire une trentaine de piscicultures. En 2010, elles se comptent sur les doigts d’une main !C’est la quadrature du cercle pour ces entreprises familiales , incapables, comme dans les autres productions ,d’accéder aux marchés des plus gros , mais payant au prix fort aliment , électricité et gasoil . Aucune lisibilité ni prospectives pour ces professionnels ,ni aucun encouragement . 2) la pisciculture bio :Elle est marginale et ne concerne qu’une dix / quinzaine petites piscicultures qui se sont converties . Elles nourrissent leurs truites avec des granulés dont la douzaine d’éléments qui entrent dans leur fabrication est contrôlée , semble t-il de manière spécifique. 3) la permaculture appliquée à la pisciculture :Normal qu’il n’y ait pas d’appellation ni de label …ni de nom puisque personne n’applique cette philosophie à l’élevage du poisson en France . Gageons que certains s’en chargeront… la perche est tendue…Aucune technique, aucune méthodologie…c’est une éthique : la différence fondamentale avec l’approche cartésienne , c’est un mode de pensée diamètralement opposé :- dans les techniques conventionnelles , on compte le chiffre d’affaires , rendements , rationalisation de l’exploitation , mécanisation…bref on pense « Crédit Agricole » et on traduit par de la technique sous excel,- en permaculture , on pense « poisson » , bien être animal , « qu’est-ce qu’il y aurait de mieux pour mon produit ? » Toutes les interventions doivent concourir à améliorer l’outil de travail en l’occurence l’environnement , pour obtenir le meilleur biotope. Le mode de pensée est simple ; La réalisation…beaucoup plus compliquée : on ne choisit pas la facilité . Pas de produit chimique ni d’antibiotique pour rectifier le tir …Il faut avoir un sens aigu de l’observation et accessoirement, éviter de compter ses heures de travail… La récompense est dans l’assiette avec la satisfaction d’avoir un bon produit et en prime, une ACV et bilan carbone imbattables. Le marché des « bons carbone » à vendre par les permaculteurs est à créer.
|