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Permaculture appliquée à la pisciculture Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Biofario   
01-01-2010

 

  Article en cours de rédaction ;

 Concernant les salmonidés, il  y a plusieurs types de piscicultures : 

-        la pisciculture conventionnelle,

-        la pisciculture bio,

-        la permaculture appliquée à la pisciculture.  

Préambule :

-Il n’est pas inutile de cibler  les enjeux ; sans recherche de chiffres exhaustive, on peut dire grosso modo que la pisciculture conventionnelle représente 99% du marché et 1% pour la bio . Quand à  la permaculture , un seul candidat déclaré à ce jour… Pas de révolution mondiale en perspective !

- il est évident que les systèmes se complètent et ne s’opposent pas : les productions marginales ne pourront pas  nourrir 10 milliards d’êtres humains et on s’interroge même sur la capacité des productions traditionnelles à satisfaire les marchés.  

 1)    la pisciculture conventionnelle :

on peut distinguer :

a)    les établissements importants qui pratiquent une pisciculture conventionnelle,intensive . Eux seuls sont en mesure de répondre à la demande quantitative des marchés . La pisciculture française a réalisé des progrès techniques importants ces dernières années .Technicité et performances reconnues bien au delà de nos frontières.

 

b)    les petites piscicultures :

ce qualificatif n’est pas péjoratif, loin s’en faut . Elles avaient un impact dans le dynamisme rural. « Elles avaient »…. car  certains départements en comptaient une vingtaine,voire une trentaine . En 2010, elles se comptent sur les doigts d’une main ! C’est la quadrature du cercle pour ces entreprises familiales , incapables, comme dans les autres productions ,d’ accèder aux marchés importants , mais payant au prix fort aliment , électricité et gasoil . Aucune lisibilité , ni encouragements ni de choix dans les prospectives . 

2)    la pisciculture bio :

Elle est marginale et ne concerne qu’une dix / quinzaine de petites piscicultures qui se sont converties . Elles nourrissent leurs truites avec des granulés dont la douzaine d’éléments qui entrent dans leur fabrication est contrôlée. 

3)   la permaculture appliquée à la pisciculture :

Normal qu’il n’y ait pas d’ appellation ni de label … ni de nom ,( gageons que certains la baptiseront ?) puisque personne n’applique le concept de la permaculture à la pisciculture en France . Aucune technique, aucune méthodologie, aucun paradigme : c’est une philosophie .

 La différence fondamentale avec l’approche cartésienne  , c’est un mode de pensée diamètralement opposé :

-        dans les techniques conventionnelles ,on compte le chiffre d’affaires , rendements , rationalisation de l’exploitation , mécanisation…bref on pense « Crédit Agricole » et on traduit par de la technique sous excel si possible.

-        en permaculture , on pense « poisson » , multifonctionnalités du biotope, bien être animal , « qu’est-ce qu’il y aurait de mieux pour mon produit ? »  Le mode de pensée est simple :toutes les interventions doivent concourir à améliorer l’outil de travail en l’occurence l’environnement , pour obtenir le meilleur produit.

Dans la réalisation… , c'est beaucoup plus compliqué : on ne choisit pas la voie de la facilité . Pas de produit chimique ni d’antibiotique pour rectifier le tir …Il faut sans cesse s'adapter, aider la nature , avoir un sens aigu de l’observation et accessoirement, éviter de compter ses heures de travail. Enfin , la boite à idées conceptuelles doit être très fertile.

La récompense est dans l’assiette , avec la satisfaction d’avoir une ACV et un bilan carbone imbattables. 

 

Dernière mise à jour : ( 02-01-2010 )