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la pisciculture: Phytoépuration des effluents et zone humide Après avoir traversé une zone humide, les effluents passeront par des filtres plantés garantissant outre la qualité de l'eau, l'impossibilité d'évasion des poissons issus de la pisciculture vers le milieu naturel. En sortie, l'eau sera réoxygénée dans un petit ruisselet avant d'être rejetée dans la rivière. La zone humide sur tourbe porte la végétation inféodée à ce type de milieu. Elle est volontairement maintenue sans intervention , exceptée la plantation de deux rangées de cyprès chauves perpendiculaires au sens d'écoulement. Une étude canadienne aurait mis en évidence les capacités épuratrices du taxodium distichum....à expliquer ( n'est-ce pas tout simplement parceque rien d'autre ne peut pousser là où pousse le cyprès chauve ? Il serait donc forcément le meilleur épurateur ? ) L'aulne glutineux -champion surclassé du maintien des berges - doit être intéressant aussi grâce à son formidable système racinaire . Les bâtiments : Pas d'adduction d'eau ; alimentation par eau de source et eau de pluie . Les effluents (toutes eaux ) du Moulin transiteront eux aussi dans un dispositif de phytoépuration. Rappel : ce genre d’installation doit faire l’objet d’une autorisation à titre dérogatoire du SPANC puisque ces systèmes ne sont pas encore autorisés. Les matériaux: De nombreux projets semblent trop sophistiqués et ont trop souvent recours à des matériaux que le maître d’ouvrage pourrait éviter d’utiliser s’il veut rester cohérent avec ses idées « proches de la nature ». Membrane EPDM, bâche plastique, cuve plastique , tuyau PVC…. évidemment,c’est pratique,je vous le concède ,mais ça pollue considérablement ! Pensez au béton et au grès malgré le surcoût et une mise en œuvre plus difficile ,mais c’est durable. la granulomètrie et la nature du substrat: Ingénieur c’est bien. Ingénieur-ingénieux,c’est mieux ! Il ne faut pas perdre de vue que ce n’est pas le concepteur qui viendra décolmater le dispositif quand il vous aura prescrit des granulométries trop fines .Nous avons prévu du 40/70 dans les 5 bassins filtrants . En cas d’éventuel problème ,on vide à la mini pelle, on laisse ressuyer quelques jours ; deux ou trois coups de godets dans les cailloux * qui seront replacés dans les bassins. Ce mode opératoire est impossible avec une petite granulométrie qui devra être évacuée et remplacée ,ainsi que les tuyaux PVC cassés ! * les « cailloux » dans le Puy de Dôme peuvent être de la pouzzolane roche volcanique poreuse mais attention, ce n'est pas parceque la pouzzolane est intéressante qu'il faut l'utiliser à tout crin ; inutile de la transporter trop loin. Un attelage de 500cv + une benne de 30m3 consomment trop de gasoil . Si vous êtes dans une région au sous sol calcaire (c’est fréquent ) des gravats propres (démolition ,parpaings ,buses cassées..) feront l’affaire. Attention, vous pouvez trouver de la pouzzolane "pas trop loin de chez vous" ,c'est à dire chez votre vendeur de matériaux à Chartres ou à Orleans , mais elle aura déjà parcouru 400 kms ! rappel: on ne compte pas sur le pouvoir épurateur du substrat (le granite n'est pas une éponge ) mais sur celui de la végétation .Tout est fort bien expliqué par cette Association : Eau vivante les tuyaux PVC : Le colmatge précoce risque d'être dû à une granulométrie trop fine, mais aussi aux tuyaux PVC censés favoriser l'écoulement. Le chevelu racinaire va s'y développer à merveille et va vite former des bouchons . Nous n'employons pas de tuyaux PVC dans notre dispositif : l'eau s'écoule toute seule grâce justement à une granulométrie adaptée . protection: Idée : le dispositif peut-être ceint par une clôture en osier vivant à brins doubles, incomparablement plus esthétique que le grillage .
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